Historique

Le 15 octobre 1980, la Clinique des femmes et des jeunes du CLSC Métro ouvrait les portes du Centre de viol. C’est en 1983 que le centre s’est incorporé sous le nom du Comité des femmes actives de Montréal et devint ensuite, le Centre pour les victimes d’agression sexuelle de Montréal (CVASM). Cette nouvelle appellation reflétait les modifications apportées au code criminel en janvier 19831 et identifiait davantage le centre à la ville de Montréal.

 

Initialement créé avec l’objectif d’offrir un service alternatif, gratuit, complet et bilingue répondant aux multiples besoins des victimes d’agression sexuelle, le CVASM recevait en personne des victimes de tout âge, dans une atmosphère de confiance, à l’abri de tout jugement. Cependant, l’achalandage et les nombreuses demandes d’aide provenant de survivantes et survivants ayant subi de l’abus sexuel ou de l’inceste dans leur enfance ont contraint le CVASM à faire des choix quant à la clientèle à privilégier. Par conséquent, les services en face à face offerts par le CVASM sont aujourd’hui destinés à toute personne de 18 ans et plus ayant été agressées sexuellement au cours de la dernière année. Quant aux services d’écoute de soutien et de référence, ils demeurent ouverts à toutes les personnes touchées par l’agression sexuelle.

 

Le CVASM a beaucoup évolué depuis son ouverture en 1980, de telle sorte que les services offerts se sont développés en fonction des besoins grandissants. L’équipe de travail regroupe à présent près de 40 employées et une cinquantaine de bénévoles. Ayant grandi autant au niveau du nombre qu’en regard des habiletés et de l’expertise des membres de l’équipe, le centre est en mesure de faire face à de nouveaux défis.  En effet, depuis le 16 avril 2010, le CVASM gère la ligne-ressource pour les victimes d’agression sexuelle. Cette ligne sans frais, bilingue, confidentielle et anonyme couvre toutes les régions du Québec 24 heures par jour, 7 jours par semaine.  

 

Après toutes ces années, le CVASM réussit à demeurer fidèle à sa mission en aidant directement les victimes, les survivantes et les survivants de crimes sexuels.

 

 

 

 

 


 


 Le projet de Loi C-127 modifiait assez substantiellement les règles de fond et de preuve applicables aux infractions sexuelles:

  • Les crimes de viol, de tentative de viol, d'attentat à la pudeur sont abolis pour être remplacés par une structure d'infractions d'agression sexuelle à trois paliers.  Les nouvelles infractions sont introduites dans la partie du Code qui concerne les infrac- tions contre la personne.
  • Le crime d'agression sexuelle n'est plus lié au sexe des personnes en cause.
  • Il n'est plus nécessaire de prouver la pénétration pour obtenir une condamnation.
  • Plusieurs règles de preuve spéciales sont abolies:
      • suppression de la plainte spontanée;
      • suppression de la nécessité de la corroboration;
      • interdiction de présenter toute preuve relative à la réputation sexuelle;
      • interdiction également en ce qui concerne les antécédents sexuels sous réserve de certaines exceptions.
      • Un homme peut être accusé d'agression sexuelle à l'endroit de son épouse.
      • Le pouvoir discrétionnaire des juges est limité.

Source : Évolution de la loi relative aux agressions sexuelles; Regroupement québécois des CALACS, 1994